Le (logiciel) libre

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Une définition du logiciel libre

 

Définir le libre et le logiciel libre : même en synthétisant il y en a des points à aborder. Alors pour vous y retrouver dans la definition du logiciel libre, voici un petit sommaire ->

 

Histoire de l’open source

Les débuts de la programmation

Routines et langage binaire

Reconnaitre un logiciel libre

Propriété et logiciel libre

Code ouvert et logiciel libre

Gratuité et Logiciel Libre

Utilisation logiciel libre

En savoir plus sur le logiciel Libre

 

Cartes perforées et programmation : une histoire de l’open source

 

cartes perforées de metiers à tisser : comprendre la programmation
carte analytique source → PunchedCardsAnalyticalEngine @ Karoly Lorentey originally posted to Flickr as Punched cards for programming the Analytical Engine, 1834-71, CC BY 2.0

Les débuts de la programmation

Il était une fois Charles Babage qui inventa en 1834 un métier à tisser dirigé par des cartes perforées1. Une fois plus tard Augusta Lord Byron, qui ayant traduit les travaux de Babage sur le métier à tisser, enrichissait également les fonctionnalités de cette dernière. Notamment en mettant en place le système de la « boucle » : soit une répétition de suite d’actions à exécuter. C’est la naissance de la programmation. Plus tard, c’est l’allemand Konrad Zuse qui utilisera le langage binaire (0 et 1) pour développer des calculateurs. Quelques années plus tard, en 1948, ce même langage sera employé pour créer Mark 1, le premier grand ordinateur. Ce dernier utilise le système des cartes perforées de Babage et le langage binaire pour permettre d’exécuter des « routines ». Les routines sont des actions fréquemment utilisées dans des programmes (par exemple, la sauvegarde automatique de vos fichiers).

Les routines et le langage binaire

Ces « routines » et leurs langages étaient partagés entre les programmeurs. Il n’y avait donc pas besoin de recommencer une nouveau langage pour pouvoir développer des programmes de routine. Le langage de base étant disponible, open. Grace Hopper, en 1952, écrira un texte scientifique qui rassemblera toutes les routines. Cette compilation est disponible pour tous les programmeurs qui n’ont pas besoin de réécrire/réinventer le code source. Partager pour mieux enrichir : Wikipédia, ça vous parle…

 

 

 

 

 

Voilà de manière globale, la philosophie du libre et du logiciel libre : le droit possible d’utiliser un code/langage/savoir pour modifier, améliorer, étudier, utiliser une application/un programme/une ressource. Vous avez sûrement entendu parler du « domaine public » soit des œuvres dont l’usage n’est plus restreint par la législation du droit d’auteur. C’est aussi ça le libre.

 

 

Qu’est ce que le (logiciel) libre n’est pas : critères de base

Propriété et logiciel libre

  • Il n’est pas propriétaire et donc pas restrictif sur son utilisation. Lorsque vous achetez une licence (un droit d’utilisation) pour installer la suite Microsoft Office, cette même suite ne peut être installée que sur un nombre limité d’ordinateur (copie, redistribution interdite). Autant vous pouvez installer la suite bureautique Open Office chez vous, sans limite de postes et gratuitement en plus. Voilà une bonne alternative gratuite à Microsoft Office, idéal si vous cherchez des logiciels de suite bureautique pour étudiants.

 

Code ouvert et logiciel libre

  • Son code source (langage de programmation) n’est pas fermé. L’avantage du logiciel libre est que vous avez accès au code. Imaginez : vous êtes une TPE, pour telle raison vous avez besoin d’améliorer une fonction dans un logiciel type tableur. Non seulement vous avez entièrement accès à ce code : vous pouvez le lire mais aussi le modifier ! Une vraie flexibilité qui repose surtout sur une réflexion philosophique : le partage et l’ouverture des connaissances à tous et pour tous.

 

Gratuité et logiciel libre

  • Il n’est pas nécessairement gratuit. C’est là, la subtilité du langage. Connu en anglais sous l’appellation de Free Software : free signifiant à la fois gratuit et libre. Un logiciel libre peut être commercialisé, vendu. Le code reste accessible, vous n’achetez que la licence qui elle même à ses conditions d’utilisation qui respectent les principe de base de la philosophie et de la juridiction du libre.

 

Utilisation logiciel libre

  • Restreint à un seul domaine d’utilisation. Le logiciel libre ne peut (par exemple) voir son utilisation limitée à une activité commerciale. En tant que particulier, je peux donc acheter (ou télécharger gratuitement) un logiciel libre pour des fins de loisirs.

schéma/mindmapping du logiciel libre
carte conceptuelle du logiciel libre source (schéma pour comprendre les free softwares) crédits@ http://es.gnu.org/~reneme/fsmap/fr/fsmap-fr-w.

 

Pour en savoir plus sur la philosophie du libre et la définition du logiciel libre

Retenez qu’en 1989 Richard Stallman créa la GNU Géneral Public License et la Free Software Fundation afin d’accompagner le projet GNU et de poser des bases juridiques (licences d’utilisation) du libre et du logiciel libre. C’est un projet sérieux, dont le but est de faire perdurer le libre dans le temps d’où l’importance du Droit.

 

Sachez que le monde du libre est composé de nombres de programmateurs, de bénévoles, de personnes véritablement impliquées pour diverses raisons. Ce support de personnes permet, entre autres, de corriger des bugs plus rapidement (pour un logiciel propriétaire, vous devez vous adresser au fabricant qui peut avoir un certain intérêt à vous faire patienter, commercialement parlant) et donc d’offrir des logiciels libres de qualité certaine.

 

Je ne m’entendrai pas sur le sujet, le but étant une mini introduction à ce qu’est le (logiciel) libre. Je vous recommande La bataille du logiciel libre de Perline et Thierry Noisette, un petit livre qui permet de cerner l’essentiel des enjeux liés (commercialisation et économie ; bataille juridique ; numérique et apport dans le monde d’Internet ; Common creative et Copyleft…). Je consacrerai un post sur cet ouvrage, qui m’a définitivement convaincu d’installer le système d’exploitation GNU/Linux via Ubunutu2 mon Toshiba (vous savez, celui que j’ai réparé).

 

1 À ce titre, foncez à la Manufacture de Roubaix si vous êtes dans le Nord. Vous verrez d’anciennes machines textiles qui utilisent le système de Babage, http://lamanufacture-roubaix.com/fr/ .
2Bien que « novice » dans le monde du libre, j’ai pris conscience des débats et controverses vis-à-vis du libre et de la tolérance faite à l’égard de certains logiciels propriétaires. L’expérience me fera évoluer.

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