Une affaire de style 1/2

mode durable, conseil

Le style et la personnalité

J’ai mis du temps à comprendre que le style est D’ABORD une affaire de personnalité. Quand je suis rentrée au collège (il y a 15 ans de cela) ma lubie a été les marques, les marques, les marques. Je voulais une paire de Vans, une casquette Von Dutch (oui, je sais…), des Converses, des pantalons Quiksilver etc. Mais n’étant pas parente de Liliane Bettencourt (paix à son âme) je n’eus pas les biens désirés. Mes parents estimant que je devais me contenter de ce que j’avais.

Par un heureux hasard, mon entrée au lycée coïncidait avec la popularité grandissante des H&M, Zara et autres Mango. Si ces magasins existaient bien avant, c’est véritablement durant mon passage de la troisième à la seconde qu’elles se sont taillées une place de choix. En tout à Nice. De jolis vêtements pas trop chers. J’abandonnais Pimki devenu ringard à mes yeux pour ces marques « gamme au dessus ». Mouai. Le lycée a été aussi la découverte des magazines féminins : Glamour, Vogue, Grazia etc. J’aimais les lire par dessus tout. La lecture de ces derniers couplé à mon matérialisme grandissant faisaient de moi une jeune fille comme beaucoup d’autres : choper des vêtements à la mode, être jolie, économiser par centime pour investir dans une pièce Zara/ou dans le vide stock des Galeries Lafayette (ne riez pas, on y trouve des choses). Mon style c’était d’être à la mode. Les vêtements s’entassaient de plus en plus. Je ne vous dis pas quand j’ai eu 18 ans et ma première carte bleue. J’avais une addiction au shopping. On rigole mais il y a des réalités qu’on vit toutes : envie de dépenser ; économiser des milles et des cents pour faire les soldes ; frustration quand lors d’une séance shopping on ne trouve rien à acheter alors qu’on a l’argent pour… Ma vie pour le shopping.

Le syndrome de l’armoire trop pleine

J’en ai accumulé des fringues portées 1 fois. Je dois avouer qu’en grandissant, je commençais à réfléchir à tout cela. Merci à ma foi. Quand vous aimez vraiment la Mode et que vous lisez les magazines, normalement vous « élargissez » votre culture. Les créateurs, les artisans, les designers n’ont plus de secrets pour vous. Mais vos revenus de non-rentier ne vous permettent pas d’abandonner Zara et H&M en une seconde… Vers la vingtaine je commençais à aspirer à des vêtements de qualité. J’en avais quelques uns mais pas beaucoup non plus. Puis petit à petit je découvrais les friperies, le seconde-main. J’appréciais le fait de chiner, de trouver une pièce retro, d’acheter un article disponible qu’en un seul exemplaire. Mais il y avait un problème : je continuais d’acheter beaucoup. Beaucoup de vêtements/paires de chaussures que j’aime bien mais qui noyaient ma créativité, le style et la personnalité. Et qui me frustrent ! Quantité, qualité, tout ça tout ça…

La suite ? Demain

Jaymes

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1 commentaire sur “Une affaire de style 1/2

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