KalĂ©idoscope des possibles – jardinage, plantes, friperie, système D, randonnĂ©, ecotourisme et ceatera. Jaymes Kalala

jeune fille noire avec sweat Ă  capuche gris Gap en selfie a ecco fashion friperie Ă  Varsovie
Adresse Monde

Ecco Fashion : friperie Ă  Varsovie

 

 

Friperie Ecco Fashion Ă  Varsovie

Aleja Jana Pawła II 68, 00-170 Warszawa, Pologne

(DĂ©couverte en janvier 2018)

Un nom parlant qui rĂ©sume bien l’ADN de ce type de boutique. CircularitĂ© et limite des impacts sur l’environnement tout en proposant des vĂŞtements plus ou moins portables, Ă  prix accessible. Ecco Fashion ne rĂ©volutionne pas la friperie. DĂ©taillons tout de mĂŞme.

En vitrine, sont indiquĂ©s sur autocollants les marques potentiellement vendues : Gucci, Lacoste, Miu Miu, mais aussi Wrangler, Bershka, C&A ou encore Tommy Hilfiger. De quoi mettre l’eau Ă  la bouche de la modeuse sĂ©lective que je suis. De ces marques on y trouve des collections rĂ©centes et un peu datĂ©es – mais pas tellement non plus. Il y a un peu de tout : des marques connues et populaires et des vĂŞtements de marque « gĂ©nĂ©riques » comme je les appelle. C’est un petit peu comme Humana People To People Poland La surface est beaucoup plus restreinte et le merchandising un peu plus Ă©laborĂ©. Les grandes marques ont leur coin, les vĂŞtements sont rangĂ©s par couleur et coupe. On prend plaisir Ă  chercher entre les portants cette petite pièce qu’il nous faut, mĂŞme si on ne la connaĂ®t pas encore.

Camaïeu de beige et de manteaux d'hiver pas cher (déjà porté) dans une friêrie polonaise ecco fashion friperie a varsovie
Ecco Fashion friperie Ă  Varsovie par MVD-316 BY NC

 

Prix Ă  la friperie Ecco Fashion Ă  Varsovie

Mais la vraie originalitĂ© de cette boutique est sa politique de prix. Ce dernier varie en fonction de la pĂ©riode du mois. Je m’explique, pendant la première quinzaine du mois (par exemple), une partie des vĂŞtements est Ă  69 zlotys, puis pendant 5 jours Ă  39 zloty puis pendant un jour Ă  1 zloty ! VĂ©ridique ! Pendant mes trois jours Ă  Varsovie, j’y suis allĂ©e pile poil quand une partie du magasin Ă©tait « tout Ă  1 zloty ». Bon je n’ai rien achetĂ© car les fringues que j’avais repĂ©rĂ© (c’est comme ça que j’ai appris que Wesc produisait au Portugal) n’Ă©taient pas incluses dans l’opĂ©ration 1 zloty.

 

Faire du shopping vraiment pas cher Ă  Varsovie chez Ecco Fashion
Friperie prix bradés Varsovie

 

Avis sur Ecco Fashion, une friperie Ă  Varsovie

Peu importe, j’ai dĂ©couvert une friperie sympa Ă  Varsovie. Est ce un must-see ? HonnĂŞtement, non. J’ai apprĂ©cie dĂ©couvrir ce magasin mais si vous ĂŞtes Ă  Varsovie pour trois jours, ce n’est pas Ă  Ă  visiter Ă  tout prix. Qu’on se le dise : cet espèce de « style international » vĂ©hiculĂ© par le prĂŞt-Ă  porter se retrouve partout en Europe. On y trouve rien de très «localement original ou typique » mis Ă  part sont des articles pour le ski ou encore des bottes montantes fourrĂ©es. Mais cela est dĂ» au climat de janvier (neige, froid, neige, nuit). Ce n’est donc pas l’adresse pour une « expĂ©rience mode exotique » mais si vous avez du temps, allez y. Vous ferez une bonne affaire.

hommes femmes et enfants faisant la queue devant une friperie en Pologne avec des vpetements bradés à 1 zloty ecco fashion friperie a varsovie
Tout Ă  un zloty Ă  Ecco Fashion

 

 

jeune fille noire cheveux courts friperie varsovie
friperie Ă  Varsovie

Je vous laisse avec les photos

Jaymes

la malbouffe et ses impacts sur la santé, les travailleurs, la faune et la flore
découvrir Pot Pourri

Que savez vous du business de la Terre ? Du travailleur à nos assiettes, un poison qui se répand lentement et sûrement

 

Un peu de sang neuf dans le journalisme en France

Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est la couverture étendue des sujets. Si vous cherchez la dernière joint-venture de tel groupe ou le frisson du dernier fait divers, passez votre chemin. 6Mois et XXI abordent des thématiques et faits que l’on entend peu sur le PAF. Des exemples ? Les junkies japonnais accros aux jeux vidéo, les Kirghizes d’Afghanistan (gros coup de cœur pour cet article!) ou encore le Président de la Samut II (Clichy Sous Bois). J’aime la lecture et le journalisme depuis presque toujours. J’ai cherché pendant un certain nombre d’années THE Journal parfait pour moi : le nouvel Obs, intéressant mais… Puis Courrier International : enfin quelque chose qui parle du monde mais du mal à accrocher. Je ne sais pas si c’était dû à la traduction/version (ou à ma petite vingtaine?) mais il manquait quelque chose.

Ce qui me posait problème par dessus tout, c’était la fréquence : un nouveau journal toutes les semaines ou tous les mois. A peine le temps de prendre le temps de lire, de digérer l’information que l’on est déjà sollicité par un nouveau numéro. J’aime prendre le temps de lire un reportage : une semaine, un mois, peu importe je n’ai pas à me presser. L’information ne se consomme plus, elle se stocke, s’emmagasine bien comme il faut dans le cerveau, m’aide à comprendre le monde. Quelle richesse et diversité dans les sujets ! C’est ce qui m’a le plus impressionnée.

Le meilleur des mondes : triptyque sur le business de l’agro-alimentaire

reportage sur la malbouffe et la maltraitance animale
6mois triptyque sur l’agroalimentaire photo

Entre autres numĂ©ros, je vous recommande le n°9 dont le triptyque est consacrĂ© Ă  l’agro-alimentaire. Oui je sais, maintenant tout le monde sait plus ou moins comment cette industrie fonctionne. Une piqĂ»re de rappel, au cas oĂą on s’endormirait devant un seau KFC, ne fait pas de mal. Je crois aussi qu’on en apprend jamais assez : Ă  travers trois cas diffĂ©rents sur Terre, on comprend l’ampleur des mĂ©faits de l’agro-alimentaire actuel. Enfants malades, travailleurs burkinabĂ©s pour un salaire de misère en Italie, morceaux de poulets ayant prĂ©alablement baignĂ© dans une soupe fĂ©cale… et d’autres. Pour ma part, je ne veux pas faire semblant de ne pas savoir : ne serait-ce que par Ă©goĂŻsme vis-Ă -vis de ma propre santĂ©. Quant au ton, il n’est pas dĂ©nonciateur mais est plutĂ´t dans l’analyse, le constat de ce qui est vĂ©cu. Observateur plutĂ´t que moralisateur. Un des photographes continue de manger de la viande après tout ce qu’il a vu.

Je vous encourage vraiment à lire ce triptyque (en particulier) et la revue 6Mois en général (je les emprunte à la bibliothèque). Si l’information à la télé vous insupporte davantage chaque jour, que vous êtes vraiment curieux ou que vous voulez découvrir avant tout le monde le nouveau phénomène presse (et donc briller en société), go for it !

Steinmetz ; Ybarra-Zavala ; Penso, Le business de la Terre (triptyque), 6mois : le XXIe siècle en images, n°9 Printemps/Eté 2015, Rollin Publications

Jaymes.

PS : Ă  tous ceux qui se rĂ©clament de mon entourage, et qui se creusent la tĂŞte pour NoĂ«l…

astuces et recettes pour manger sainement
A table Soi-mĂŞme

A table 2/2 : manger mieux

la première partie c’est ici

 

Comment manger mieux ?

ForcĂ©ment, tout ça va avec le manger local. Cette dĂ©marche, je l’ai vraiment commencĂ©e il n’y a pas longtemps (moins d’un an). Je suis plutĂ´t dans une phase oĂą je me fixe des repères et construis des habitudes pour que ça devienne la norme. J’abandonne progressivement Auchan pour Grand Frais, Label Vie, le Court-circuit et certains marchĂ©s et producteurs. J’essaie de comprendre comment manger mieux.

Je ne vais pas vous mentir, Grand Frais ce n’est pas du bio Ă  100 % mais l’enseigne favorise ce qui est frais, de saison et local (viande et crĂ©merie). Puis surtout pas besoin de faire 500 mètres pour passer des pâtes au sel. Pas de marques de grande distrib’ comme du yahourt D ou de thĂ© L. Que des « petits ». Le Court-cirtcuit, c’est tout simplement un circuit court basĂ© sur la mĂ©tropole de Lille : Court-circuit est l’intermĂ©diaire entre producteurs locaux et consommateurs. Mais local ne rime pas obligatoirement avec bio et « non -industriel ». Par contre tous les fruits, lĂ©gumes et protĂ©ines animales que j’achète sont produits Ă  moins de 15 kilomètres de lĂ  oĂą je vis.

 

Changer ses habitudes alimentaires

panier amap variante du bio cabas
crédit photo @ amapca.org

Quant aux marchés attention ! On dit souvent que le marché c’est bien, mais je mets un warning. Pour beaucoup les produits viennent d’autres pays, transitent par les MIN avant d’être vendus – pas besoin de regarder un Cash investigation pour le savoir. Quand je vais au marché, je privilégie les producteurs locaux et bio qui en général l’affichent fièrement.

Que du local, vraiment ? Là aussi, pas évident. Comme vous l’avez remarqué, on vit dans un village aussi grand que le monde. Les frontières, distances ne sont plus aussi rigides qu’avant : on a tous déjà mangé chez le chinois et mis du curry pour un peu d’exotisme dans nos plats. Pas évident d’y échapper. Pour mon cas, ça l’est encore moins car métissée. Depuis toute petite, j’ai l’habitude de manger congolais et de la cuisine africaine. Pas tous les jours mais assez régulièrement. Y faire une croix = suicide culturel et identitaire…

Revenons A table ! A travers cette rubrique, je vous montrerai comment j’essaie d’avoir un impact positif et durable à travers mon alimentation. Bref comment manger mieux, mieux pour la planète. Sans alimentation, pas d’énergie pour écrire ce blog ; rien que pour ça, je ne peux pas zapper. Des recettes et des posts à venir pour mieux comprendre.

Jaymes.

astuces et recettes pour manger sainement
A table Soi-mĂŞme

A table ! 1/2 : manger durablement

A table !

-2 mots que ma mère utilise 10 fois entre 19h30 et 21h00-

Grâce Ă  un pote, j’ai dĂ©couvert XXI et 6mois : deux magazines d’actualitĂ© qui n’ont pas encore 10 ans de vie. Je lis en ce moment 6mois qui consacre un triptyque (70 pages environ) sur le Meilleur des Mondes. Ou si vous prĂ©fĂ©rez sur l’industrie mondiale de l’agroalimentaire. Qu’est ce ça m’apporte de plus ? C’est vrai, après tout j’ai dĂ©jĂ  vu the End of the Line, We feed the world, suis d’un Ĺ“il l’actualitĂ© du glysophate et limite ma consommation de viande. Ce reportage en mots me donne des dĂ©tails que je connaissais peu ou pas (mais je vous invite Ă  lire le numĂ©ro printemps/Ă©tĂ© 2015) et renforce d’avantage mes convictions. Mais surtout « m’oblige » Ă  prendre position. Je veux avoir une alimentation responsable, manger durablement.

D’oĂą cette rubrique de cuisine nommĂ©e A table ! Mon rĂŞve d’enfant c’est d’avoir un jardin nourricier. Mon but ultime c’est d’être zĂ©ro-dĂ©chet dans la cuisine et d’auto-produire au moins 50% de mon alimentation quotidienne : fruits, lĂ©gumes, Ă©pices. Le reste complĂ©tĂ© en Amap, vrac local/bio et Ă©leveur locaux, responsables. Éleveur … viande ? Je continue Ă  manger de la viande ?? Pour l’instant oui. Mais plus autant qu’avant.

L’alimentation responsable

Potager bio.
crédit photo @ culture jardin.fr

Après avoir lu que les poulets baignaient dans une soupe fĂ©cale avant d’ĂŞtre dĂ©coupĂ©s en morceaux, je crois que tu ne peux plus manger la viande vendue dans n’importe quel magasin. Sauf si tu n’as pas trop d’estime pour ta santĂ©. La surface nĂ©cessaire pour l’Ă©levage me pose aussi Ă©normĂ©ment question : je veux manger durablement! Mais j’ai tendance Ă  espĂ©rer qu’avec un Ă©leveur responsable, la question « surface et alimentation de l’Ă©levage » est mieux maĂ®trisĂ©e. Et la souffrance animale ? Pour manger la viande, il faut donc tuer. Quand c’est fait de manière industrielle, ça me choque sincèrement. Si c’est fait respectueusement alors ok. Suis-je cruelle ? Bonne question. La consommation de viande ne me dĂ©range pour l’instant pas. Je sais que l’on trouve des protĂ©ines et du fer d’origine vĂ©gĂ©tale, mais je pour l’instant, manger (presque) de tout Ă  diffĂ©rentes proportions c’est ok pour moi . Paradoxalement, plus le temps passe, plus une sorte de rĂ©flexe vĂ©gan monte en moi. Peut-ĂŞtre un jour…Ou demain pour la suite de ce post.